Le choix du statut

Avoir une idée c’est bien, la concrétiser c’est mieux !

Après plusieurs années riches en rebondissements, me voici au pied d’un nouvel obstacle : choisir un statut pour mon activité de secrétaire indépendante.

Un choix par élimination

Face à la multitude de statuts existants, il y a de quoi être perdu. Ma priorité : un statut qui limite les frais.

Même si je suis convaincue que le secrétariat indépendant est l’avenir, je préfère garder à l’esprit que le démarrage peut être long. Impossible pour moi de payer forfaitairement des cotisations sans être sure que les clients (et les rentrées d’argent) seront au rendez-vous.

Les statuts « classiques » sont donc éliminés au profit de statuts plus « marginaux » ou innovants.

Auto entreprise, portage, couveuse ?

Voila les trois statuts encore en course pour mon projet. Après un rendez-vous avec un conseiller en création d’entreprise, je m’oriente vers le statut auto entrepreneur. Sur le papier que des avantages : des cotisations proportionnelles aux gains, une comptabilité allégée, une franchise de TVA… Ce statut semble idéal.

En mai me voila presque décidée à m’inscrire. Je me laisse quelques semaines de prospection avant de sauter le pas. Dans l’idéal j’aimerais avoir au moins un client avant de me déclarer histoire de ne pas gâcher mes précieux mois d’exonération de charges. Tout est clair pour moi, je prépare mes brochures, j’établis mes tarifs, et là patatra ! Les élections présidentielles viennent remettre en cause mon beau projet : le statut auto entrepreneur est menacé. Personne ne sait exactement ce qui va arriver, plus de charges ? limitation dans le temps ? C’est le flou total !

Et moi le flou j’aime pas… J’aime bien savoir où je mets les pieds, pouvoir me projeter un minimum et là je sens le terrain trop glissant. Alors je ressors mes notes, et je reprends mes comparaisons. La couveuse me tente bien mais le contact avec celle près de chez moi n’est pas bien passé. Me reste alors l’option portage salarial. Après plusieurs jours de recherches, de contacts, de réflexion, j’ai enfin choisi la société de portage qui gèrera mon activité.

Depuis le 7 novembre Secrea a une existence légale.

 

La genèse 2

En février 2008, je démarre donc un nouveau job : Cadre de Secteur dans une association d’aide à domicile. Mon rôle est multiple : gérer les tâches administratives de l’association, gérer les salariés et assurer le développement « commercial » de l’association.

Le but est de passer un diplôme en VAE pour obtenir le poste de directrice de l’association. Cette nouvelle activité me ferait presque oublier le projet de travailler pour moi. J’apprends tous les jours, je découvre la gestion des ressources humaines, je développe ma fibre commerciale et je finis par atteindre mes objectifs. J’ai augmenté le nombre de bénéficiaires de l’association et j’ai presque doublé le nombre de salariés. L’association se porte bien et je me projette dans mon futur rôle de directrice.

C’est quand on s’y attend le moins que les surprises arrivent…

Alors que tout se passe pour le mieux dans ma nouvelle vie professionnelle, ma vie personnelle va aussi prendre un virage inattendu. Fin du célibat, je rencontre celui qui va devenir mon compagnon de route.Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles sauf que 600 km nous séparent.
Au fil des mois la distance pèse et les allers et retours hebdomadaires deviennent compliqués à gérer. Il faut prendre une décision. Sa mutation est refusée. Il ne reste plus qu’une solution, je démissionne, je lâche mon boulot en or et je pars le rejoindre.

Changement de région, de climat, de vie… Et bonne occasion de faire une formation pour « théoriser » mes apprentissage de terrain.

En 2009, j’intègre une formation en secrétariat assistance en Ressources Humaines. Pendant 6 mois je me mets à niveau en droit du travail, en informatique, en paie… et j’enchaine avec des expériences en entreprise dans ma nouvelle fonction.

Une grossesse, 2 naissances

Janvier 2011, alors que je termine un CDD comme Assistante de Gestion en Ressources Humaines, j’apprends avec une très grande joie ma grossesse. Je décide de faire une pause professionnelle, de couver mon oisillon et de le regarder grandir un peu.

En septembre 2011, mon fils naît apportant beaucoup de joie dans notre famille. Je prends beaucoup de plaisir à m’en occuper mais la perspective de ne plus travailler m’ennuie. Mais la perspective de laisser mon tout petit à la crèche ou chez la nourrice de 7h le matin à 18h30 m’ennuie beaucoup aussi.

Comment concilier ma nouvelle vie de maman avec mon envie de retravailler ? C’est là que mon idée ressurgit. Je contacte Pôle emploi, je me renseigne sur la création d’entreprise, sur le statut Auto entrepreneur, sur le télé secrétariat et petit à petit les choses prennent forme. J’obtiens un accompagnement par la CCI, le site internet voit le jour. Et pourtant l’aventure ne fait que commencer !

La genèse 1

On ne se lève pas un beau matin en se disant « C’est décidé, à partir d’aujourd’hui je suis télésecrétaire ! ». Un tel projet se prépare, se murit, pendant plusieurs mois, parfois plusieurs années.

Parfois même, on commence à travailler sur son projet puis on l’abandonne pour y revenir quelques temps plus tard.

Un faux départ…

Pour moi, tout a commencé en 2006. A l’époque je travaillais dans une association. Officiellement, j’étais assistante sociale, en réalité je secondais la secrétaire en plus de mon travail. C’est là que j’ai appris tout ce que je sais sur l’organisation de réunions, sur les normes typographiques, sur les formules de politesses, etc. Le métier d’assistante sociale me convenait de moins en moins et les métiers en lien avec la gestion administrative m’attiraient de plus en plus.

En 2007, après des soucis de santé, je me suis retrouvée en arrêt de travail, coincée chez moi pendant plusieurs mois. Cet arrêt prolongé a créé une dégradation des relations avec mon employeur. Ces conflits associés à une dégradation globale des conditions de travail dans cette association ont abouti à une envie de changement professionnel.

Mon expérience en association et mes conversations avec mon réseau professionnel m’avaient amenée à la réflexion suivante : les budgets alloués aux associations (notamment dans le secteur medico social) ne permettaient pas toujours d’avoir une secrétaire alors que les tâches administratives existaient et incombaient de fait aux membres des conseils d’administration ou à des professionnels déjà débordés par leurs activités.

L’idée était toute trouvée ! Pourquoi ne pas proposer mes compétences à ces associations en fonction de leur budget… A l’heure où les financeurs ne cessent de prôner les avantages de l’externalisation, il devrait être facile de les convaincre de recourir à un prestataire en secrétariat.

Hélas ! Dans la vie tout ne se passe pas comme convenu. Si sur le papier mon idée se tenait, ma situation personnelle (célibataire) ne me permettait pas de prendre ce risque. Impossible de me retrouver sans revenus le temps de tester mon idée. Et comme à l’époque le statut Auto-entrepreneur n’existait pas, j’ai fait le choix d’accepter un poste de responsable administrative dans une autre association.